Notre charte d'éthique

Charte éthique des praticiens en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive

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Cette charte éthique concerne les praticiens en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive. Ces praticiens ont su renouveler leurs pratiques et leurs points de vue  sur les plans personnels, professionnel et social. à partir des savoirs pratiques, théoriques et philosophiques du paradigme du Sensible.  Ils ont acquis la capacité d’intégrer ces nouvelles compétences dans leur pratique professionnelle habituelle. Celle-ci peut s’en trouver enrichie ou radicalement renouvelée.

Décembre 2012

PRÉAMBULE

La charte éthique est destinée à fédérer les praticiens en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive autour d’un ensemble de savoirs faire et de valeurs communes ayant trait à leurs compétences quelque soit leur spécialisation et leur cadre d’activité. Cette charte éthique dresse également les contours communs aux 3 spécialisations de la psychopédagogie perceptive qui sont :

Accompagnement somato-psychique du soin,

Education, formation et accompagnement des ressources humaines,

Pédagogie de l’expressivité du Sensible.

Cette charte éthique prend en considération l’évolution des pratiques du Sensible et des praticiens dans leurs différentes formes d’exercices pour actualiser et enrichir les différents chapitres et articles la constituant. Son dernier remaniement a eu lieu en novembre 2011.

Le praticien est invité à lire attentivement les articles constituant cette charte éthique. En la signant, il choisit de s’engager, de façon responsable, à respecter ses différents articles dans sa pratique. Cette charte éthique s’applique aux personnes ayant validé leur cursus complet en somato-psychopédagogie, en psychopédagogie perceptive ou ayant une équivalence ou une dérogation délivrée par Point d’Appui et inscrites auprès de la Fédération des Professionnels en Somato-psychopédagogie (FPSPP). Elle est également destinée à rendre visible les conduites et les valeurs relatives à ces pratiques à toute personne accompagnée ou désirant s’informer. Est nommé praticien en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive toute personne ayant acquis et validé, par un certificat, un diplôme ou une équivalence délivrés par Point d’appui et/ou par l’Université Fernando Pessoa, les compétences nécessaires pratiques et théoriques dans ces disciplines.

 

CHAPITRE I : DISPOSITIONS GÉNÉRALES

I-1- La présente charte détermine les valeurs, les actions et les obligations propres à la pratique de la somato-psychopédagogie et de la psychopédagogie perceptive et ce, quelque soit le cadre ou le mode d’exercice de ses activités professionnelles ou la nature de sa relation contractuelle avec le client ou la personne accompagnée.

I-2 La somato-psychopédagogie et la psychopédagogie perceptive,  pédagogies des potentialités humaines à médiation corporelle, s’adressent à l’expérience du corps Sensible comme lieu de formation de soi et comme lieu d’apprentissage de nouveaux modes de relation à soi, à l’autre, à l’environnement social, au monde et au savoir. Elles s’inscrivent de ce fait dans le champ des sciences humaines et sociales. 

I-3 La somato-psychopédagogie et la psychopédagogie perceptive  relèvent du champ de l'accompagnement, de la santé perceptuelle, de la formation, de la psychopédagogie, de l’art performatif.

I-4 La somato-psychopédagogie et la psychopédagogie perceptive ne se situent pas dans l’acte de soin au sens médical du terme, mais dans le prendre soin de la personne au sens spécifique de la formation et de l’accompagnement.

I-5 La somato-psychopédagogie et la psychopédagogie perceptive s’inscrivent dans une complémentarité d’accompagnement que ce soit avec les professions de la santé, de la psychologie, du secteur socio-éducatif, des professions artistiques.

I-6 Les termes utilisés dans les discours et les documents promotionnels doivent se référer au vocabulaire du champ disciplinaire de la somato-psychopédagogie ou de la psychopédagogie perceptive. Ils peuvent également s’inspirer des champs disciplinaires sus nommés (cf. article I-3).

I-7 Les affiliations à tout mouvement religieux, politique, social sont du domaine de la vie privée et de ce fait n'ont pas à apparaitre dans les documents promotionnels de la somato-psychopédagogie et de la psychopédagogie perceptive (que ce soit dans les sites, plaquettes, cartes de visite ou tout autre support).

 

CHAPITRE II : Obligations générales du praticien en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive

Article 1 – Formation professionnelle

Le praticien a suivi une formation professionnelle théorique et pratique, validée par un diplôme interne délivré par Point d’appui[1] et par un diplôme universitaire délivré par l’université Fernando Pessoa.

Article 2 – Formation continue

2-1- Le praticien a la responsabilité de se tenir informé de l’actualité de la somato-psychopédagogie et de la psychopédagogie perceptive, des derniers développements théoriques et pratiques et d’enrichir régulièrement ses compétences professionnelles.

2-2- La prorogation de l’inscription du praticien au sein de la Fédération des Professionnels en Somato-Psychopédagogie et psychopédagogie perceptive est conditionnée par la validation d’un module de perfectionnement agréé par Point d’appui sauf  dérogation pour des motifs personnels, professionnels.

Article 3 – Pratique personnelle

Le praticien, dans un souci de cohérence avec le processus de réciprocité mis en jeu dans sa pratique d’accompagnement, a le devoir responsable de se faire accompagner régulièrement en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive, en dehors de sa pratique personnelle.

Article 4 – Accompagnement de la pratique professionnelle et supervision

4-1- De par la nature de sa pratique professionnelle, le praticien se trouve parfois confronté à des limites de compétence d’ordre relationnel, socioculturel, de savoirs théoriques[2], pratiques, avec la ou les personnes accompagnées. Afin de répondre à cette situation problème, le praticien s’engage à solliciter une supervision auprès d’un tiers appartenant au même champ de compétence.

4-2- La supervision, dans le cadre de la somato-psychopédagogie et de la psychopédagogie perceptive, enrichit la qualité de la pratique d’accompagnement. De plus, elle offre des alternatives et des supports réflexifs autour des situations problématiques rencontrées au cours des différentes modalités d’exercice professionnel.

4-3- Le superviseur est un praticien en somato-psychopédagogie et psychopédagogie perceptive expérimenté, exerçant en individuel et /ou groupe depuis 7 ans au minimum. C’est une personne ressource qui se tient également informée des dernières données pratiques et théoriques de cette discipline. 

4-4-  La responsabilité du superviseur ne consiste pas à donner des solutions ; il s’appuie sur son expertise pour aider le praticien à élargir et consolider ses compétences, à clarifier si nécessaire une situation problème, à dégager de nouvelles perspectives dans son accompagnement. 

Article 5 – Posture professionnelle

5-1 Le praticien applique les fondements pratiques et philosophiques du paradigme du Sensible pour asseoir sa posture professionnelle d’accompagnement. Ces fondements impliquent de manière réciproque les différents protagonistes de la relation d’accompagnement.

5-2 Le praticien prend soin, dans son action d’accompagnement, de s’appliquer cette posture à lui-même.

5-3 Sa posture professionnelle d’accompagnement repose sur une relation de  réciprocité, sur le rapport au corps Sensible, sur le mouvement interne en tant que support et vecteur de la potentialité du changement humain. Elle privilégie la directivité informative comme structure d’accompagnement dialogique.

5-4- Le praticien se doit d’être vigilant, conscient et lucide des états de vulnérabilités physiques et psychiques qu’il traverse dans sa vie afin que ces états n’interfèrent pas de manière significative sur la qualité de son accompagnement professionnel.

5-5- Le praticien utilise les différentes postures d’accompagnement à sa disposition en fonction de la personne accompagnée, du contrat d’accompagnement, du contexte, du moment présent et de l’évolution des séances. Par posture d’accompagnement sera entendu d’une part, les différentes pratiques d’accompagnement (manuelle, gestuelle, introspective, verbale et écrite) d’autre part, la manière dont le praticien se positionne vis à vis de la personne accompagnée (variations posturales). 

5-6- Le praticien veillera à utiliser les termes propres à sa pratique professionnelle afin de ne pas créer de confusion ou d’induire en erreur la ou les personnes sur la nature, les enjeux et l’orientation de l’accompagnement proposé.

Article 6 – circulation de l’information

II/6-1- Le praticien a le souci d’intégrer dans son discours les termes propres à la somato-psychopédagogie et à la psychopédagogie perceptive afin de faciliter la circulation de l’information et permettre une communication claire entre confrères dans un souci de cohérence, de fédération et d’échange. 

II/6-2- D’autre part, il veille à rendre ces mêmes termes intelligibles à un public non averti, qu’il soit professionnel ou non, par tout moyen d'information oral, écrit, télévisuel ou informatique : articles de presse, articles universitaires, livres, plaquettes et documentations publicitaires, émissions de radio ou télédiffusées, interviews, enseignes, annonces payantes, conférences, documents pédagogiques, cartes de visite, etc.

 

CHAPITRE III : Devoirs envers les personnes accompagnées et les étudiants.

Article 1 – L’engagement du praticien

Article 1-1 Le praticien s’engage à créer les conditions favorables à l’expérience du corps Sensible (conditions extra quotidiennes telles que définies dans le paradigme du Sensible) et à accompagner les différentes étapes du processus de formation et de changement inhérent à cette expérience.

Article 1-2 – Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive doit assumer la totalité des séances prévues lors du contrat d’accompagnement. S’il se sent dans des limites de compétence qu’il n’est pas en mesure de pallier, qu’elles soient d’ordre professionnelle ou relationnelle, il se doit de mettre fin au contrat d’accompagnement et le diriger vers un autre praticien qualifié, afin de garantir la continuité et la qualité du suivi. 

Article 2 - Aptitudes et limites 

Article 2-1  Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive tient compte des limites et des ressources de ses aptitudes, de ses connaissances, ainsi que des moyens dont il dispose. Il prend soin de ne pas entreprendre des services pour lesquels il n’a pas été formé. 

Article 2-2 – Lorsqu’une personne formule une demande d’accompagnement en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive, que ce soit de sa propre initiative ou adressée par un tiers, celui-ci se doit de pratiquer exclusivement cette méthode d’accompagnement. Si le praticien se trouve dans l’impossibilité de répondre à cette demande, il la dirigera vers un confrère qui pourra y répondre.

Article 3 – Contrat d’accompagnement et/ou contrat pédagogique

Article 3-1 Le praticien, lors de la première rencontre avec une personne ou un groupe de personnes, effectue un premier bilan somato-psychique et/ou psychopédagogique sur le mode du Sensible à l’issu duquel il propose ou non un projet pédagogique d’accompagnement.

Article 3-2  Ce bilan initial s’appuie sur les indicateurs internes que perçoit le praticien en interaction avec la personne accompagnée ou le groupe, et sur la prise en compte de leur situation et contexte : social, affectif, professionnel, de santé et de formation.

Article 3-3 Ce bilan s’effectue via le choix unique ou associé d’une pratique manuelle, gestuelle, introspective, écrite ou verbale sur le mode du Sensible.

Article 3-4 Le choix des pratiques et les objectifs visés par le praticien à travers ce bilan initial doivent être nommés, apparaître clairement à la personne ou aux personnes concernées et acceptés.

Article 3-5 Le bilan peut nécessiter une ou plusieurs séances afin de clarifier le projet d’accompagnement et/ou pédagogique.

Article 3-6 Le projet d’accompagnement et/ou pédagogique proposé à l’issu de ce bilan initial doit être nommé, compris, accepté ou négocié par la ou les personnes afin d’aboutir à un accord commun sur ce projet et ses conditions de pratique : contrat d’accompagnement et/ou pédagogique

Article 3-7 Lors de la première séance doit être clairement défini avec la personne accompagnée : le temps consacré à la séance d’accompagnement, le nombre de séances estimé ainsi que le tarif pratiqué.

Article 3-8. Le praticien établit un bilan initial qui donne lieu à un contrat d’accompagnement. Au cours de l’accompagnement ce bilan sera réévalué afin de prendre en compte l’évolution de la personne ou du groupe dans le processus de changement. Ce bilan secondaire peut confirmer le premier contrat, le préciser ou le modifier.

Article 3-9 Dans tous les cas, les contrats initiaux et secondaires peuvent être ou doivent être réactualisés en fonction des effets de l’accompagnement proposé et en accord avec la personne ou le groupe concerné.

Article 3-9  Dans certaines conditions de formation, de contexte pédagogique, d’accompagnement, le praticien peut proposer une orientation de pratique précise dont les modalités ne sont pas négociables mais qui restent néanmoins soumises à l’accord de la personne ou du groupe.

Article 4 – Modalités  et processus d’accompagnement

Article 4-1 Le praticien en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive a la responsabilité d’adapter ses compétences et son expertise au projet défini et conjointement aux informations émergeant du processus d’accompagnement de la personne ou du groupe.

Article 4-2 S’il l’estime nécessaire et lorsqu’il se sent à un moment donné dans ses limites de compétences d’accompagnement, le praticien peut prendre conseil ou information auprès d’un tiers dans sa propre discipline ou dans une discipline différente qu’il juge adaptée à la situation. A l’issu desquels, le praticien avec l’accord de la personne accompagnée, pourra lui proposer de s’inscrire dans un projet d’accompagnement pluri-disciplinaire ou de passer le relais à un autre professionnel.

Article 5 – Conditions d’exercice

5-1- Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive se doit d’exercer son art dans les conditions et lieux qui favorisent la qualité de ses services et la dignité de sa pratique.

5-2 La somato-psychopédagogie et la psychopédagogie perceptive sont définies comme compétences pouvant s’inscrire en complémentarité avec d’autres disciplines d’accompagnement et de soin. Elles demandent toutefois un cadre de pratique spécifique afin qu’elles puissent pleinement déployer leur efficacité.

5-3- Si la séance de somato-psychopédagogie ou de psychopédagogie perceptive intervient avant, pendant ou après une pratique thérapeutique, pédagogique ou d’accompagnement autre, le temps consacré à celle-ci devra être clairement défini à la personne accompagnée et sera d’au minimum 30 minutes par séance.

5-4- Si le praticien exerce une pratique autre que la somato-psychopédagogie ou la psychopédagogie perceptive, il devra veiller à la cohérence des disciplines proposées dans l’acte d’accompagnement général de la personne accompagnée. Il devra informer la personne lors de son accompagnement à quelle discipline il fait usage.

5-5- Si le praticien estime que les pratiques d’accompagnement autres utilisées par la personne accompagnée n’entrent pas en cohérence (de part leur nombre ou leur nature) avec sa pratique de somato-psychopédagogie ou de psychopédagogie perceptive, il est de sa responsabilité de le nommer et d’offrir à la personne un cadre de réflexion afin de lui permettre de choisir la ou les pratiques conformes à ses besoins et désirs actuels.

 

Article 6 – Respect de l’intégrité de la personne et de l’accompagnement

Article 6-1 Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive respecte les valeurs propres de la personne accompagnée (croyances, religion, politique, culture, recherches personnelles etc.) et en tient compte dans l’utilisation des différents outils de sa pratique.

Article 6-2 Le praticien respecte une attitude professionnelle en toutes circonstances : il s’abstient de tout geste, parole ou intention équivoque avec les personnes qu’il accompagne, ainsi qu’avec ses étudiants dans ses groupes de formation ou d’animation.

Article 6-3 Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive est soumis aux règles usuelles du secret professionnel envers les personnes et étudiants accompagnés anciens et actuels. Cela s’étend à tout ce qu’il a vu, entendu, perçu ou compris au cours de l’accompagnement.

Article 6-4 Dans le projet d’améliorer les conduites d’accompagnement, le praticien peut être amené à partager certaines informations concernant une personne ou un étudiant avec un collègue de sa discipline ou non. Afin d’en respecter la confidentialité, il se doit de limiter les informations données au minimum nécessaire à la compréhension et à l’évaluation de la situation à examiner.

Article 6-5 Le praticien peut être amené à faire une conférence, un cours, une publication, un témoignage, une plaquette,  ou tout autre support de communication qui mettrait en avant sa  pratique professionnelle. Il doit demander au préalable l’autorisation aux personnes concernées.

 

Article 7 – Information déontologique

Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive informe son public que sa pratique est régie par une charte éthique. Celle – ci est visible directement sur le site de la fédération ou bien à disposition sur le lieu d’activité. 

Article 8 – Honoraires

Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive fixe lui-même ses honoraires, tout en prenant soin de ne pas entrer dans un processus de concurrence déloyale à l’égard de ses collègues.

 

Article 9 - Valeurs morales du praticien

9-1- Le praticien ne doit exercer ni pression ni contrainte morale d’aucune sorte sur la personne accompagnée. 

9-2- Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive peut pour des raisons personnelles, éthiques, professionnelles refuser d’entreprendre une démarche d’accompagnement auprès d’une personne en demande. Il peut également décider d’arrêter ou de suspendre pour une durée courte, moyenne ou à long terme, un accompagnement en cours auprès d’une personne. Il sera tenu de fournir des explications à la personne et de l’orienter vers d’autres professionnels de son champ d’expertise ou vers d’autres professionnels ayant un cadre théorique et pratique plus adapté aux besoins actuels de la personne.

 

CHAPITRE IV : Relations envers les collègues et les autres professionnels

Article 1 – Règles de confraternité

Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive respecte la pratique de ses confrères ou tout autres professionnels, notamment ceux consultés par les personnes qu’il accompagne. Il veille à ne pas dénigrer ses confrères dans un objectif de validation de ses compétences ou de détournement de clientèle.

Il adopte une posture de neutralité et veille à ne pas se laisser abuser par la subjectivité des propos qui lui sont rapportés, quelle qu’en soit la nature et par qui que ce soit.

Lorsqu’une personne accompagnée ou un étudiant est amené à exprimer une insatisfaction vis à vis de sa prise en charge ou même à changer de praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive, le nouveau praticien auquel il s’adresse, se doit d’adopter une attitude de réserve. Il ne prend pas parti mais cherche à comprendre le processus qui a conduit la personne à cette prise de position. Il peut être ainsi amené à contacter son collègue afin de lever tout malentendu. Si la situation s’avère délicate à gérer avec la personne accompagnée ou avec son collègue, il n’hésite pas à solliciter l’aide de la Commission éthique.

Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive peut solliciter la Commission éthique en cas de non-respect de celle-ci par un de ses collègues.

Article 2 – Assistants

Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive se doit de faire respecter cette charte éthique par toutes les personnes dont il s’entoure dans le cadre de sa pratique professionnelle.

 

CHAPITRE V : Application de la charte éthique

 

Article 1. Tout praticien en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive qui désire s’inscrire à la fédération est dans l’obligation de signer la charte éthique.

Article 2. Tout praticien qui signe la présente charte éthique s’engage à respecter les règles contenues dans les articles des différents chapitres de celle-ci.

Article 3. Tout praticien qui ne respectera pas cette charte sera passible de radiation pour une durée qui sera fixée conjointement par les membres de la commission éthique et par les membres du bureau de la fédération. 

Article 4. Le praticien en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive peut solliciter la Commission éthique concernant la compréhension, les manques, des différents articles de la présente  charte.

Article 5 – Rôle de la Commission éthique

5-1- La Commission éthique  et ses membres actifs et bénévoles ont la mission de réfléchir, de construire et faire évoluer les règles éthiques afin de mieux fédérer les praticiens en somato-psychopédagogie et en psychopédagogie perceptive  autour de règles de conduite spécifique à leur pratique et de permettre ainsi d’offrir un cadre de référence efficient aux praticiens de cette discipline. Elle a pour projet également de protéger à la fois les praticiens en activité et les personnes accompagnées qu’elles soient en séance individuelle ou collective.

5-2- La commission éthique a un rôle d’information, de prévention, de soutien et de conseil. Elle a également la fonction d’examiner les propositions, requêtes ou les plaintes dans un projet de faire évoluer cette charte éthique.

Elle est susceptible d’examiner les plaintes ou requêtes concernant l’application des règles de la charte éthique et de prendre des décisions en conséquence, voire de sanctions envers le praticien en somato-psychopédagogie ou la personne accompagnée.

Elle peut prendre conseil et soutien auprès de tout instance professionnelle dans la discipline ou dans une autre afin de l’aider à trouver une résolution aux problématiques qui lui auront été soumis. 

5-3- La commission éthique peut être consultée par les praticiens en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive inscrits auprès de la Fédération, les étudiants , les membres actifs des structures formatrices dans ces 2 disciplines ainsi que par les clients ou les personnes accompagnées. Elle peut être saisie à des fins de conseils, d’informations ou d’examen d’une situation problème, dès lors que la demande écrite ou verbale relève de la compétence de cette commission. Celle-ci se réserve le droit et le devoir de s’appuyer auprès d’autres instances professionnelles afin de mieux examiner et répondre à la demande.

Article 6 – Usage de titre et inscription au registre

Seuls les membres diplômés en somato-psychopédagogie ou en psychopédagogie perceptive ou ayant une équivalence délivrée par Point d’appui peuvent se prévaloir du titre de somato-psychopédagogue, ou du titre de psychopédagogie perceptive que ce soit en Accompagnement somato-psychique du soin, en Education, formation et accompagnement des ressources humaines, ou en Pédagogie de l’expressivité du Sensible.

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Article 7 – Sanctions, radiation

Le non respect d’un article de cette Charte éthique expose tout praticien à recevoir un avertissement, voire à être l’objet d’un rapport de la Commission éthique auprès de la structure constitutive dont il est membre. Les membres du bureau prendront connaissance des dossiers instruits par la commission éthique et  conjointement avec ceux –ci, ils délibéreront et voteront à la majorité des 2/3, les décisions à prendre. Les praticiens s’exposent soit à des recommandations soit à une suspension temporaire de la qualité de membre.

 


[1] Point d’Appui est un institut académiquement affilié à l’université Fernando Pessoa (Point d’Appui-IAA/UFP).

 

[2]  Il s’agit de savoirs  pédagogiques, somatologiques, psychologiques, relationnels et comportementaux